:: Les Domi-Mots ::

lundi 28 décembre 2009

Il y a un mois tout juste, Luna ma petite filleule fêtait ses 1 an.
Les kilomètres nous séparant ne m'avaient pas permis d'être là le 28. J'avais toutefois pu la voir deux semaines avant son premier anniversaire.

Ce fut l'occasion de terminer le petit pull commencé cet été.
Toutes les parties étaient tricotées, il ne restait plus qu'à les assembler et à coudre deux pressions. Le plus laborieux en fait !

Petit pull en Phil Douce, Phildar.

Modèle Phildar. "Tricotez calin" n°2, 2008.
Phil Douce, coloris Lupin, aiguilles n°5.
Taille 12/18 mois.

Plus les jours passaient, plus je trouvais inconcevable de ne rien offrir à la petite Luna le jour même de son anniversaire. Ca m'a beaucoup travaillée. Et puis finalement, j'ai sorti tissus, feutrine et lainage pour lui confectionner un doudou. Depuis le temps que je projetais d'en réaliser, c'était l'occasion ! D'autant qu'un hors-série Quilt Country venait de paraître et présentait une ribambelle de doudous rigolos.

J'ai opté pour le chat qui, paraît-il, se fait passer pour une chouette ! Ahum !

Doudou chat

Alors ?
Chat ? Chouette ?

Doudou chat

Le doudou chat-chouette a en tous cas fait son petit effet sur les adultes qui l'ont croisé. Et pour être encore plus charmant lors de la rencontre avec la petite Luna, il s'est enrubanné de vert pomme et a apporté avec lui un gros coeur rouge...
Et apparemment, il ne l'a pas laissée indifférente...

Luna, 1 an.

Bonjour doudou !
Moi, c'est Luna.
Et toi ?

(Traduction par Emilie, la maman)

Hier soir, je me suis dit que je n'allais tout de même pas laisser l'année s'achever sur un billet datant du 12 octobre, alors...
Voici quelques nouvelles...

Rien de très grave dans mon absence de la blogosphère. Des douleurs à l'épaule m'ont incitée à réduire mes travaux d'aiguilles depuis cet été.
Du coup, l'envie de fréquenter blogs et forums n'était plus vraiment au rendez-vous.
J'ai bien réalisé quelques petites choses (et je vais vous en montrer deux dès aujourd'hui) mais avec un nouveau rythme, plus lent et moins fréquent. Terminées les journées que je pouvais consacrer entièrement à broder, et ce même jusqu'à une heure avancée de la nuit. Même si ça va mieux, broder peut m'être encore douloureux passé un certain temps dans la même position.

Je poursuis les échanges de cartes postales et la familiarisation avec l'Anglais écrit basique par l'intermédiaire de Postcrossing. Je vous en reparlerai aussi. 1 mois à résumer par jour restant jusqu'à la fin de l'année, ça me semble réalisable. Nous allons voyager !

Et puis, je m'amuse toujours aux bidouillages photographiques. Je fais des essais dans le noir et blanc en ce moment.
Ca doit pouvoir être mieux, mais pour un début j'aime assez !

Bordeaux. Rue Sainte Catherine. 20 décembre 2009

Bordeaux - Rue Sainte Catherine
20 décembre 2009

lundi 12 octobre 2009

Ca fait bien longtemps que je ne vous ai pas montré une de mes réalisations. Aujourd'hui est un bon jour pour cela, j'ai décidé.

En plus, je vais vous présenter ma petite nièce Camille, qui est née le 9 mai dernier. J'ai eu le bonheur de la découvrir, cet été, pendant les vacances en Lorraine.
Sur la photo, elle a 2 mois et demi.

Camille - Fin juillet 2009

Pour pas de jaloux, et puis surtout parce que je savais que ça plaisait à ma soeur sa maman, j'ai tricoté une petite couverture sur le même modèle que je l'avais fait pour Luna, la cousine de Camille.
J'ai toutefois un peu modifié les couleurs. J'ai conservé le Taupe et ai remplacé le coloris Lupin par un rose tout doux, Orchidée.

Couverture, modèle Phildar, pour Camille

Et puis, j'ai profité de mon séjour estival pour réaliser une petite décoration pour sa chambre : un trio de coeurs dans les tons de celle-ci.

Trio de coeurs en tissus pour Camille

J'ai un autre cadeau en préparation pour elle. Il faut d'ailleurs que je prenne le temps de trouver le cadre qui va bien pour enfin terminer ce tableau au point de croix.
Vous aurez sûrement reconnu le modèle "Un amour de bébé" de Lilipoints.

Extrait d'Un amour de bébé - Lilipoints - Pour Camille

Je n'ai pas envie de broder le poids et la taille. J'ai prévu autre chose, mais avant cela, il faut que je trouve la baguette pour que les tons s'accordent au mieux.

lundi 28 septembre 2009

24

24 cartes postales déposées, ce matin, à la boîte.

Certaines vont partir vers les Pays-Bas, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la République Tchèque ou encore la Finlande. Quant aux autres, elles voyageront un peu plus longtemps pour rejoindre la Russie, les USA, le Brésil, l'Indonésie, la Chine ou encore le Japon.

Voilà 50 jours que j'ai rejoint la communauté postcrossing et que j'échange des cartes postales avec des personnes du monde entier.

Postcards Exchange

Quand j'ai découvert ce système, j'ai de suite été emballée. Ca m'a rappelé les échanges épistolaires que j'avais avec des jeunes d'autres pays quand j'étais adolescente, grâce à IYS. Avec certains, les échanges n'avaient duré que le temps de quelques lettres, tandis qu'avec d'autres une véritable amitié s'était développée jusqu'à recevoir un appel téléphonique de ma correspondante québécoise à chacun de mes anniversaires. Et à cette époque où internet n'existait pas, ces appels du bout du monde étaient une petite révolution à la maison.

Outre le côté nostalgique, ce qui m'a plu c'est l'utilisation de l'Anglais comme langue principale pour échanger à travers ces cartes postales. Mon niveau est tellement faible, qu'il me fallait quelque chose d'agréable pour m'y mettre sérieusement. Après bientôt deux mois, je suis toujours motivée, c'est plutôt chouette. J'ai encore beaucoup de progrès à faire, mais voilà que je comprends de plus en plus aisément ce que je lis. La prochaine étape, c'est de pouvoir rédiger plus spontanément sans avoir à rechercher sans cesse dans le dico ou sur le traducteur Google.

Voici un petit récapitulatif de mes 21 premiers jours de postcrossing. Qui sait, ça vous donnera peut-être envie d'essayer...

Août 2009

J'ai envoyé plus de cartes que j'en ai reçues, mais il n'y a rien d'étrange à cela. En effet, nos coordonnées ne sont données qu'à partir du moment où l'on a envoyé une carte et qu'elle a été enregistrée sur le site par son destinataire. Et ainsi de suite. Au départ, on peut au maximum demander cinq adresses. Au mois d'août, j'ai donc eu en permanence cinq cartes postales qui voyageaient de par le monde.

La toute toute toute première carte que j'ai reçue est arrivée de Lübeck, une ville du Nord de l'Allemagne. 11 jours s'étaient écoulés depuis mon inscription. J'avoue que j'étais très impatiente !

DE-397554

Celle toute mimi de l'illustratrice Française Charlotte P. a parcouru une longue distance puisqu'elle était adressée à une étudiante chinoise : 9878 km "à vol d'oiseau". Et c'est avec 2341 km au compteur que j'en ai reçu une d'Estonie, présentant un musée de plein air.

FR-60751 EE-54380

A l'inverse, les bouchons que j'ai envoyés au Luxembourg n'auront parcouru que 772 km. Et j'ai reçu ma première carte N&B d'Espagne avec seulement 701 km de parcouru.

FR-60128 ES-52602

Ca, c'était donc pour le côté "officiel", avec le système d'enregistrement et l'aléatoire dans la distribution d'adresses.

Mais, il y a un autre monde à côté de l'officiel : le forum.
Les premiers temps, je me suis exclusivement cantonnée au sous-forum Français, lol ! Un petit havre sans stimuli visuel anglais, c'était... relaxant ! Et même si le forum Français est beaucoup moins actif que celui dédié aux Hollandais par exemple, les personnes le fréquentant sont très sympathiques.
Je me suis essayée aux "tag" et c'est comme ça que j'ai reçu (et envoyé) d'autres cartes postales.

Mes deux premières cartes postales "tag" sont arrivées le même jour. L'une venant de France pour le "Tag Français", l'autre venant des Pays-Bas pour le tag "France - Rest of the world".

Tag Français France - Rest of the world Tag

Et ce fut le début d'une véritable addiction (rires). D'où les 24 qui sont parties ce matin... Enfin, j'ai pris un peu d'avance puisque je ne pourrai pas consacrer beaucoup de temps à l'envoi de cartes postales les jours prochains.

Dans quelques temps, j'ouvrirai, ici sur mon blog, une toute petite galerie Postcrossing dédiée aux cartes faites main reçues et envoyées.
Sinon, elles sont toutes visibles dans mon classeur Postcrossing sur Flickr, les "officielles", celles des tag, etc.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas ! Ca me fera plaisir d'y répondre et de contribuer, peut-être, à l'élargissement de la communauté Française présente sur postcrossing. :o)

jeudi 10 septembre 2009

Ce soir encore,
les reflets rose orangé qui coloraient la cuisine m'ont appelée au balcon...

Coucher de soleil, Pessac, 10 septembre 2009, 20h30 Coucher de soleil, Pessac, 10 septembre 2009, 20h30 Coucher de soleil, Pessac, 10 septembre 2009, 20h30

Il était vers 20h30.

lundi 7 septembre 2009

Coucher de soleil, Pessac, sept. 2009

Coucher de soleil, Pessac,
ce soir même, vers 21h.

dimanche 6 septembre 2009

Jeudi 16 juillet
Sligo >>> Dublin

Tracé fuchsia - La carte d'Irlande peut être agrandie en cliquant dessus.
Trajet de notre séjour en Irlande

Notre dernier jour, déjà, hélas.

Les murs de la salle à manger où nous déjeunons ce matin sont totalement décorés de cadres avec des illustrations, des dessins, des gravures, des photos... Nous apprenons par la dame que son mari est un grand collectionneur, et cela depuis plusieurs années. On s'en doutait ! En fait, toutes les pièces qu'on a pu voir, depuis la veille, sont emplies de cadres. Ca me fait un peu penser à mon papi qui avait ses tableaux partout accrochés aux murs chez lui.
La table est très élégamment dressée : nappe, surnappe et serviettes confectionnées dans du tissu de très belle qualité, de la vaisselle très fine en porcelaine.
A nouveau, on découvre deux tranches de boudin sur notre assiette d'Irish Breakfast ; le beignet de pommes de terre n'est plus qu'un agréable souvenir... Mais ici, nous avons laitages et muffins à volonté, sans compter la diversité de céréales mises à disposition.

Notre journée est consacrée au retour. Le temps est gris, tout gris. On traverse l'Irlande par des routes sans intérêt majeur. J'en somnole presque dans la voiture.
L'arrivée à Dublin vers 13h est un peu plus intéressante, au moins d'un point de vue architectural. On n'en avait pas vu grand chose lors de notre débarquement nocturne six jours auparavant.
On passe devant l'immense usine de fabrication de la Guinness.
La circulation est tellement dense dans la capitale qu'on ne préfère pas s'y arrêter. Notre mésaventure à l'aller nous pousse à rester prudents et à filer vers l'aéroport pour rendre la voiture de location et nous enregistrer pour le vol de 17h. Nous faisons tout de même un petit détour par le port de Dublin.

Je ne peux m'empêcher de le trouver moche et suranné cet aéroport, brrr. On est bien enregistrés pour le vol du retour, pas de problème à l'horizon. Nous faisons une petite halte dans l'une des caféts pour se restaurer. On n'est pas en retard, il va falloir patienter...
Mon chéri trouve le prétexte d'un souvenir à rapporter d'Irlande en allant s'offrir une dernière pinte de Guinness qui permettra de kidnapper le verre, à rapporter tel un trophée. Et quel trophée ! Il n'a même pas l'inscription d'une marque de bière irlandaise dessus... Et le plus drôle c'est son "Arcoroc - FRANCE", inscrit sur son fond, qu'on a découvert une fois de retour chez nous !

Le verre de la dernière pinte de Guinness - Juillet 2009

J'ai encore la chance d'avoir une place près d'un hublot pour le vol Dublin - Paris. Vers la fin du vol, je suis sollicitée par l'une des hôtesses pour répondre à une enquête de satisfaction avec à la clé un stylo de la compagnie aérienne. Moi qui m'amuse toujours des coïncidences, je ne peux m'empêcher de me demander si ça en est vraiment une ; mon penchant paranoïaque me faisant, lui, penser à un suivi des pauvres voyageurs ayant subi un incident à l'aller. (rires)

A Charles de Gaulle, on court le sprint entre les deux terminaux pour notre correspondance.
Il fait chaud, très chaud, plus de 30°, on n'est plus habitués.
Quelques minutes après notre arrivée à la porte d'embarquement pour le vol vers Bordeaux, une annonce nous apprend que l'embarquement s'effectuera avec une quinzaine de minutes de retard sur l'horaire prévu, du fait d'un problème technique sur la passerelle voyageurs. Cocasserie que voilà !

Vol et atterrissage à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac sans encombre. Ouf. Pas de bagage perdu. Ouf. La voiture garée sur le parking longue durée de l'aéroport toujours là. Ouf.
De retour chez nous vers 23h30 avec deux félins ronronnant et reniflant. Ouf !

Pour clore ce carnet de voyage, je vous offre quelques montages photos sur des thématiques très irlandaises.

Les moutons omniprésents,
des champs bien clôturés, aux falaises escarpées jusqu'aux routes...

Montage de différentes photos de moutons irlandais - Juillet 2009

Les chevaux,
et les bovins avec leurs sabots marins...

Montage de différentes photos de vaches et de chevaux irlandais - Juillet 2009

Les croix,
des cimetières et abbayes,
ces lieux calmes et parfois empreints de mystère...

Montage de différentes photos au coucher de croix irlandaises - Juillet 2009

Les pubs
et la bière...

Montage de différentes photos de pubs irlandais - Juillet 2009

Vous pouvez retrouver toutes ces photos et bien d'autres dans la galerie dédiée à ce séjour en Irlande.
Bonne balade !

dimanche 23 août 2009

Mercredi 15 juillet
Ballina >>> Sligo

Tracé orange - La carte d'Irlande peut être agrandie en cliquant dessus.
Trajet de notre séjour en Irlande

Ce matin, la demie tomate cuite et la galette de pommes de terre ne sont toujours pas réapparues dans notre assiette d'Irish Breakfast, mais nous découvrons deux rondelles de boudin, l'une noire, l'autre blanche.
On reprend la route vers les 10h habituelles. Très rapidement on quitte le Comté de Mayo pour entrer dans celui de Sligo.
On fait une brève halte à Inishcrone pour poster la dernière fournée de cartes postales. La veille, nous étions déjà passés par ce village, car nous étions en avance pour l'arrivée au B&B. Nous y avions découvert une belle plage de sable fin, la seule qu'on ait vue durant tout notre séjour.

Notre trajet jusqu'à Sligo se fait par les petites routes, à travers la campagne, tout en longeant la côte. Le paysage est magnifique. Des champs, du vert, du jaune, des petits murets de pierres grises séparant les couleurs. Des montagnes bleues au fond. L'océan Atlantique sur notre gauche. Il fait beau, même s'il y a quelques gros nuages dans le ciel.

Mon chéri décide de se comporter comme un Irlandais et voilà qu'il salue du pouce ou de l'index toutes les personnes que nous croisons, qu'elles soient en voiture, en tracteur ou debout sur le bord de la route. En fait, on a remarqué que les automobilistes, pour se saluer ou dire merci, lèvent l'un de ces deux doigts tout en conservant en main leur volant. Et ça marche, les gens répondent. On sourit comme des enfants.

On fait plusieurs petites haltes au bord de l'océan après avoir emprunté de tout petits chemins un peu au hasard. Il faut dire que la carte routière Michelin n°712 que nous avions achetée en France avant de partir n'est pas très précise dès qu'on circule sur les voies plus petites que les "R" (road). Quant au GPS loué en même temps que la voiture, il nous a bien servi quand nous étions à Dublin, mais depuis on ne l'a plus vraiment branché, si ce n'est certains soirs pour trouver les B&B.

Sentier de promenade, Aughris, Baie de Sligo - Juillet 2009

On découvre donc tout à fait par hasard un endroit enchanteur : Aughris. Quelques maisons perdues dans la campagne au bord de l'océan que l'on quitte très vite à pied pour s'engager sur un sentier de promenade, tout herbu et fleuri, surplombant la baie de Sligo. Au loin, on peut voir le Knocknarea, une montagne de 328 m. toute proche de Sligo, notre destination du jour. L'air est parfumé par les fleurs, c'est divin. Encore un de mes souvenirs préférés de notre séjour.

On arrive à Sligo vers 13h. Dans le centre, au bord de la rivière Garavogue, on opte pour le "Fiddlers Creek", un grand bar-restaurant, très fréquenté par les touristes, mais aussi par les Irlandais travaillant dans les bureaux proches qui y font leur pause de midi.

Abbaye de Sligo - Juillet 2009

Une fois rassasiés, on prend le temps de visiter l'Abbaye de Sligo. En fait, ce sont plutôt des ruines d'une abbaye du milieu du XIIIè siècle, fondée par les dominicains. Moi qui aime beaucoup l'architecture médiévale, j'apprécie énormément ce moment, guidée par la fiche traduite en Français qu'on nous a confiée à l'accueil.

Après la visite de tous les coins et recoins de l'abbaye et de ses extérieurs, on flâne un peu en ville. Une mignonne boutique au joli nom "The Cat & The Moon" nous attire ; on y trouve quelques autres cadeaux souvenirs notamment pour les papas et pour notre chez nous (je vous montrerai plus tard dans un autre billet...).
Il n'est pas encore l'heure pour se présenter au B&B réservé à Sligo même, alors on décide de reprendre la voiture pour découvrir la ville est ses environs.
On passe devant la statue du poète irlandais William Butler Yeats, Prix Nobel de Littérature en 1923. Il a grandi dans le Comté de Sligo.

Finalement, notre sens de la découverte nous mène vers un endroit qui semble bien peu référencé par les guides touristiques, pour ne pas dire pas du tout.
A l'ouest de la ville, après avoir quitté la route principale pour en prendre une toute petite qui descend entre des arbres sans qu'on puisse voir ce qu'il y a au bout de ce chemin pentu, on découvre une étendue de sable à en couper le souffle.
La vue est magnifique !

Montage de différentes photos prises près de Sligo, Coney Island - Juillet 2009

Au loin, on aperçoit le Ben Bulben, cette montagne au sommet plat et aux versants creusés par des sillons, qui domine la bande côtière au nord de Sligo du haut de ses 526 mètres.
Une pancarte nous laisse entendre que le lieu est soumis aux marées et qu'il est préférable de se renseigner si on souhaite rejoindre l'île.
L'île en question est une toute petite île ; elle s'appelle Coney Island. Quelques maisons y sont construites, dont certaines en très mauvais état, voire en ruines. Des vaches et des moutons sont dans les prés.
Après quelques hésitations (on n'a aucune info sur les marées ! ), on décide de la rejoindre en voiture, en suivant les grosses bornes en pierre plantées à distance régulière.
Pour le retour, le trajet est un peu plus artistique : pas de ligne droite, mais plutôt des courbes, voire des cercles, limite manège, limite rallye !! Rigolade-party.
Après avoir rejoint la route principale, on la poursuit en direction de Strandhill un petit moment avant d'entreprendre le retour vers Sligo. Petite halte au bord la route pour photographier notre lieu de rallye-manège sous un autre angle.
Il fait beau, la vue qu'on a est extraordinaire.

Un peu avant 18 heures, on se met en quête du B&B, qu'on trouve très facilement.
Pour notre en-cas "soupe" du soir, on retourne au pub branché où l'on avait pris un verre l'après-midi même : le Garavogue.
On en ressort alors que le soleil est en train de se coucher. Et là, on se dit que le joli coin qu'on avait découvert en fin d'après-midi doit être magnifique avec ce ciel paré de couleurs flamboyantes.
Et en effet...

Montage de différentes photos au coucher de soleil près de Sligo, Coney Island - Juillet 2009

A suivre...

vendredi 7 août 2009

[ La chaleur des derniers jours a eu raison de moi, je n'ai pas trouvé le courage pour continuer mon carnet de voyage. Aujourd'hui, il fait plus frais, je m'y remets... ]

Mardi 14 juillet
Westport >>> Ballina

Tracé violet - La carte d'Irlande peut être agrandie en cliquant dessus.
Trajet de notre séjour en Irlande

Ce matin, nous nous faisons la réflexion que de jour en jour nos Irish Breakfast voient leur nombre d'ingrédients diminuer. Hier, c'était la galette de pommes de terre et voilà qu'aujourd'hui la demie tomate chaude a, elle aussi, disparu en même temps que la galette ! On en rit. Et puis, ici, il y a des yaourts proposés. Moi qui adore ça, je suis aux anges, ça me manquait.

Vers 10 heures, comme tous les jours, nous reprenons la route.
Première halte seulement quelques kilomètres plus loin, à Westport. Une première fournée de cartes postales, écrites la veille au pub, est postée.
On trouve quelques souvenirs bien irlandais à ramener pour les mamans, les sisters et notre gardienne de chats.
On ne s'attarde pas, on reprend la route.

Castlebar, Pontoon, on longe le Lough Conn, Crossmolina et nous voilà à Killala, un petit village côtier connu dans l'histoire irlandaise pour le rôle qu'il joua dans la rébellion de 1798 contre les oppresseurs anglais. A cette époque, le Général Humbert débarqua avec 1067 soldats français pour soutenir la rébellion. Si vous voulez en savoir plus, Terres celtes consacre une page à Killala et à son histoire.
Vous pourrez d'ailleurs y voir des photos de la tour ronde qui trône au centre du village avec ses 25 mètres de haut. On ne fait que la distinguer sur l'une des photos du montage que je vous propose.

Montage de différentes photos prises à Killala - Juillet 2009

Pause au pub The Village Inn, dans un décor très... "chasse et pêche". Pendant tout le repas, on a été dévisagés par un énooooorme poisson, comme empaillé, dans un aquarium posé sur le mur juste en face de nous. A notre gauche, un vieux fusil était accroché au mur...

Balade à pied jusqu'au port, accompagnés par le cri des mouettes.
Depuis la veille, nous sommes surpris par le peu de touristes que nous croisons. Dans le Connemara, il semblait y en avoir beaucoup ; régulièrement, on entendait même parler Français. Le Comté de Mayo serait-il moins connu ? Vraisemblablement. Et c'est tant mieux pour nous.
Le petit port et ses rafiots nous inspirent, on s'y promène un moment sous un soleil tout doux qui joue à cache-cache avec les nuages. C'est la première fois que je me sépare de ma veste ET de mon petit pull ; enfin, je n'ai pas peur d'avoir froid en ti-shirt. Il n'y a pas de vent, il fait bon.

On reprend la voiture, direction les falaises au nord de Ballycastle. En route, on est intrigués par une pancarte récurrente indiquant "Céide Fields". Curieux, on décide d'aller voir. On découvre alors un bâtiment à l'architecture futuriste installé au sommet de falaises escarpées tombant brutalement dans l'océan. En fait, ce centre présente des expositions sur la vie des agriculteurs qui vivaient sur ce site archéologique (considéré comme étant le plus grand site de l’âge de pierre du monde) ainsi que que sur la faune, la flore et la géologie de la région. [ Page sur Ballycastle et ses environs sur "Terres celtes" ].
Au loin, en suivant du regard la côte escarpée de falaises successives, nous distinguons Downpatrick Head, ce bout de falaise qui s'est détaché et qui sera notre prochaine étape découverte.
Une gentille dame se prête à jouer la photographe ; mais les photos ne seront pas vraiment réussies, attaqués qu'on était par les midges, ces horribles tout petits moustiques qui ne vivent qu'en nuées. Pouah ! A croire qu'ils attendent là les touristes qui viennent se faire photographier devant ce paysage magnifique !

On remonte en voiture, on laisse les vitres ouvertes, histoire de se débarasser, grâce au vent, des derniers midges récalcitrants, planqués dans nos cheveux. Et ça marche, oué !
On traverse des champs, des prairies, et au loin, on voit toujours cet océan qui vient lécher les falaises. Vivement qu'on arrive au Downpatrick Head !

On découvre comme une espèce de parking où quelques autres voitures sont déjà garées. On sera les cinquièmes à s'arrêter apparemment. On ne risque pas de se marcher sur les pieds vu l'immensité du site...
Et c'est parti pour la balade sur de l'herbe toute verte, archi verte, qui progressivement se transforme en tapis tout moelleux. Rigolote sensation. Depuis, j'ai appris que cette plante était de l'armérie maritime et qu'on peut même en trouver sur tout le littoral atlantique en France.

Montage de différentes photos prises à Downpatrick Head - Juillet 2009

On marche jusqu'à ce qu'on puisse bien admirer ce pan de falaise qui s'est détaché. On croirait presque une part de gâteau au chocolat.
Une multitude de mouettes et d'autres oiseaux marins dont je ne sais pas le nom tournoient dans les airs. D'autres sont posés sur les différentes strates des falaises. Ca crie dans tous les sens, ça en est presque assourdissant.
Trouillarde que je suis, je préfére ne pas trop m'approcher du bord. Je ne peux m'empêcher d'avoir peur pour mon chéri qui est bien plus téméraire que moi.
On marche un long moment au bord des falaises successives. On y découvre des moutons un peu plus loin, toujours sans enclos, tout dodus de laine et tout blancs.
On y voit même un homme avec une super longue ligne pêcher depuis le haut des falaises ! Etonnant !
Décidément, chaque jour, le spectacle est au rendez-vous...

Notre étape du soir et de la nuit est à Ballina, LA ville du saumon. En effet, la rivière Moy qui la traverse est considérée comme étant la plus poissonneuse d'Irlande, en particulier pour le saumon.
Le B&B est une é-n-o-r-m-e maison, entourée d'un jardin fleuri extraordinairement bien entretenu. On profite du salon pour boire un café et déguster quelques gâteaux proposés par la maîtresse des lieux.

Ballina - Juillet 2009

Le soir, on opte pour le "Murphy Bros", un élégant pub installé dans une imposante demeure face à la rivière Moy. On y déguste évidemment... du saumon, après avoir goûté la soupe maison.

A suivre...

lundi 3 août 2009

Lundi 13 juillet
Clifden >>> Westport

Tracé vert - La carte d'Irlande peut être agrandie en cliquant dessus.
Trajet de notre séjour en Irlande

Aujourd'hui, nous quittons le Connemara et le Comté de Galway. Le ciel est bas et gris. Nous faisons encore le choix de routes moins directes pour rejoindre notre destination.
Nous voyons de beaux paysages et nous ne pouvons nous empêcher de penser combien ils doivent être encore plus beaux sous le soleil ou même rien qu'avec un seul tout petit rayon de soleil. Mais les nuages sont épais, le soleil ne se montrera pas de la matinée.
Nous longeons plusieurs lacs et rivières à saumon.

Surpris hier par le nombre de voitures de fidèles garées à proximité des églises, aujourd'hui nous le sommes par le nombre de moutons. Partout, il y en a partout, notamment sur l'étroite route qui longe le Doo Lough, un lac où il y eut de nombreux morts, sur ses rives, au moment de la Grande Famine, en 1849. Si le sujet vous intéresse, le très beau site "Terres celtes" narre cet épisode tragique et il y a également de belles photos ensoleillées de la Doo Lough Valley.
Faute de pouvoir distinguer les supposés beaux paysages nous environnant, la brume étant de la partie, je ferai la causette avec les moutons à tête noire, bariolés de bleu ou de rose-violet.
Nous sommes maintenant dans le Comté de Mayo.

En début d'après-midi, nous nous arrêtons au pub "The Tavern". Sa façade rouge framboise aura eu un effet terriblement attractif sur nous. Nous y retournerons le soir d'ailleurs.
Nous avons déjà repéré que le B&B pour la nuit n'est qu'à 500 mètres environ. Nous sommes ici à Murrisk, petit village avant Wesport.
J'ai l'impression d'avoir faim et je choisis un plat de mouton (du Connemara est-il précisé sur le menu ! ) cuisiné à la Smithwick's, une bière rousse irlandaise. Les plats (très copieux et appétissants !!) arrivent. C'est bon. Tout se passe bien jusqu'au moment où je viens à penser que je suis en train de manger un copain à tous ces mignons moutons que je vois se balader sur les routes depuis quelques jours... Eh bien, vous allez sûrement rire, mais ça m'a coupé net l'appétit, du moins pour ce plat. Impossible d'en reprendre une fourchette ! Je ne me risquerai pas à reprendre du mouton les jours suivants : les poissons et les poulets sont moins attendrissants et ne coupent pas l'appétit, eux !

Après cette halte, nous reprenons la voiture. Destination : Achill Islands, la plus grande des îles irlandaises, reliée à la terre ferme par un pont. On y trouve les plus hautes falaises d'Europe.
Le paysage est magnifique. Et pourtant, il fait toujours gris.
Alors que nous surplombons la côte déchiquetée en roulant sur l'Atlantic Drive, il se met à pleuvoir. On s'arrête de temps à autre pour faire des photos et filmer. Ce que nous voyons est si grandiose que les gouttes de pluie ne nous dérangent même pas.

Montage de différentes photos prises à Achill Island - Juillet 2009

N'importe où se portent nos yeux, nous voyons toujours et encore des moutons. C'est vraiment LA journée des moutons.
Comme ce matin, aucun enclos. Partout, ils sont chez eux. Sur la route, dans les prés, jusqu'au bord des falaises...
On quitte Achill Island sans avoir tout vu ; on est attendu au B&B pour 18 heures. La distance n'est pas énorme, mais sur ces routes, on ne peut pas rouler vite.

Aujourd'hui, nous faisons une nouvelle découverte. Olfactive cette fois. L'odeur de la tourbe. Dès le premier jour, à la sortie de Dublin, nous en avions vue, extraite du sol, noire, très noire, en grosses mottes. Parfois, en petits tas espacés sur une grande surface. Toujours noire, très noire. Et voilà qu'on la sent maintenant.
On peut même ressentir sa douce chaleur en arrivant dans la chambre du B&B (qui est aussi reconnu comme étant une Farmhouse, les propriétaires élèvant quelques moutons). Le radiateur est tiède. Ca fait du bien. Au B&B de la veille, j'avais eu froid.
On est bien, on se prépare un petit déca, heureux qu'on est de retrouver cette habitude prise les deux premiers jours et interrompue la veille par l'absence de bouilloire électrique et des petits sachets à granulés dans la chambre ; et pourtant, on n'est pas des adeptes du déca ordinairement.
Pour parfaire le tout, le soleil pointe le bout de son nez ! Enfin !!
On décide alors d'aller se promener à pied dans les environs... On a encore le temps avant de faire notre sortie pub du soir.

Montage de différentes photos prises à Murrisk, en bas du Croagh Patrick - Juillet 2009

Lorsque l'on avait réservé le B&B par internet, on avait été attirés par la montagne noire et ronde qu'on avait aperçue derrière lui, sur sa page de présentation.
Cette montagne est en fait le Croagh Patrick, qui est un lieu de pèlerinage pour les chrétiens d’Irlande. Si son histoire vous intéresse, vous pouvez lire la page qui lui est dédiée sur "Terres celtes".
Notre hôte nous a appris que l'année dernière, le pèlerinage du dernier dimanche de juillet avait réuni 70000 personnes ! Je n'ose pas imaginer l'animation que ça doit mettre sur les routes pour accueillir autant de monde dans ce coin de campagne...

En continuant la petite route qui nous avait menés au B&B, on découvre une plage de galets.
Il fait bon. Ca sent bon l'océan. Je respire à plein poumon.
Le paysage est magnifique de n'importe quel côté on se tourne ! Incroyable. Et les couleurs...
Les petites îles de la Clew Bay nous apparaissent de-ci de-là. Nous les voyons parfois bleu marine, parfois dans les tons verts.
On marche sur les galets, en déséquilibre, sensation rare, on profite.
Derrière la dune, on découvre... l'eau de la Clew Bay, encore ! On dirait qu'elle vient jusqu'aux pieds du Croagh Patrick pour qu'il puisse s'y mirer.
Les nuages jouent avec lui d'ailleurs et semblent ne plus vouloir le quitter.
Les moutons broutent sagement dans leurs enclos ici, pas d'égarés sur la route.
Les chardons se balancent doucement dans la brise marine.
Je suis même séduite par les guirlandes d'oiseaux posés sur les fils électriques, c'est dire !
Pour moi, un des meilleurs moments de ce séjour.

Coucher de soleil vers Murrisk

Ce soir là, après le pub, on assiste à un beau coucher de soleil sur la Clew Bay, tout en visitant les ruines de Murrisk Abbey qu'on a finies par trouver !
C'est calme, reposant, un peu mystérieux. Un lieu comme j'aime.

~o~

Et dire que je pensais être moins bavarde en relatant les jours suivants notre difficile départ, je m'aperçois que ça n'est pas du tout le cas.
En fait, écrire tout ça me fait du bien, j'ai l'impression d'y être encore un peu. Ca ne se voit pas en me lisant sur mon blog, mais là en écrivant mes billets, je reprends mon carnet de voyage (le manuscrit, celui que je remplissais au jour le jour), nos photos, le Guide du Routard qu'on avait emporté et... en accompagnement de tout ça, je découvre les écrits sur Terres celtes. Et là, je me dis, vivement qu'on y retourne pour voir ce qu'on n'a pas vu aux endroits là et en découvrir de nouveaux !!

Je vous prépare la suite dès que j'ai un petit moment.

samedi 1 août 2009

Dimanche 12 juillet
Galway >>> Clifden

Tracé bleu - La carte d'Irlande peut être agrandie en cliquant dessus.
Trajet de notre séjour en Irlande

Le temps sera plus clément avec nous aujourd'hui. Il y aura bien quelques gouttes, mais comparées au déluge de la veille, on pourrait presque dire qu'il n'a pas plu.

Après quelques kilomètres de côte, on découvre pour la première fois le Connemara et ses lacs. Du vert. Des verts ! Du bleu. Des bleus ! De l'ocre, du jaune paille et du gris, sur le côté de la lande, moins attirante de prime abord que tous ces reflets procurés par les étendues d'eau. Peut-être manque-t-il un peu de soleil pour que l'on puisse l'apprécier à sa juste valeur ?
Il y a du vent, beaucoup de vent !
On prend notre temps, on fait quelques détours.

Montage de différentes photos prises dans le Connemara - Juillet 2009

Nous sommes surpris par le nombre incroyable de voitures stationnées à proximité des églises. Des églises qui peuvent même se trouver au milieu de nulle part. Etonnant.

On arrive à Clifden en début d'après-midi.
Pause pour se restaurer chez Guy's, un pub où l'on choisira de revenir le soir, attirés par les deux musiciens qui y jouaient au moment là (un chanteur à la guitare et un accordéoniste).

Sur les conseils de Joe, notre ancien voisin, créateur et tenancier du pub O'Rowland's à Bordeaux, et de son ami James, la Sky Road était à notre programme de ce jour.
Le circuit d'une dizaine de kilomètres part de Clifden. Rapidement, la route monte sur les hauteurs des montagnes et sillonne, bordée du rouge chatoyant des haies de fuchsias, au travers de la bruyère pour donner une vue à couper le souffle sur l'océan et les petites îles ponctuant ça et là l'horizon.

Montage de différentes photos prises depuis la Sky Road - Juillet 2009

Nous y sommes passés à trois moments différents de l'après-midi et du début de soirée. Les couleurs n'ont jamais été les mêmes, la constante étant le vent qui soufflait terriblement fort et qui pouvait nous faire penser que le thermomètre de la voiture avait un problème. En effet, on avait peine à croire ce 18°C affiché !

Le B&B de cette journée du 12 juillet se situait à environ 6 kilomètres de Clifden, à 100 mètres de la Sky Road, nous n'avions même pas réalisé cette proximité lors de la réservation. La maison semblait neuve, l'intérieur était très moderne, aussi bien la déco, les meubles, la vaisselle, le linge de maison et de toilette. Ca nous a drôlement changé des deux nuits précédentes où les B&B étaient classiques, voire plutôt très kitch pour celui de Dublin.
Ce dimanche soir, j'ai craint qu'on ait vu ce jour là nos plus beaux paysages irlandais et que la suite ne nous en réserverait sûrement pas d'aussi magnifiques. Mais c'était à tort. Heureusement !

vendredi 31 juillet 2009

Samedi 11 juillet
Dublin >>> Galway

Tracé rouge - La carte d'Irlande peut être agrandie en cliquant dessus.
Trajet de notre séjour en Irlande

Malgré nos déboires de la veille, nous ne modifions pas notre programme. Les B&B sont déjà réservés pour chacun des jours suivants. Ce samedi soir, on se doit d'être à Galway.

Dublin et ses maisons en briques rouges - Juillet 2009

On quitte Dublin et ses maisons en briques rouges vers 10h, après avoir pris notre premier Irish Breakfast (oeuf sur le plat, tranches de bacon grillé, saucisses, galette de pommes de terre et demie tomate cuite), accompagné d'un jus d'orange et d'un thé pour moi, d'un café pour le chéri. Le ciel est gris avec quelques rayons de soleil qui percent de temps en temps.

On avait été prévenus par un célèbre guide : en Irlande, les automobilistes s'arrêtent un peu n'importe où comme ils ont envie, comme ça les arrange. En effet ! On a bien vite arrêté de compter le nombre de voitures stationnées sur ce qui pouvait être, comparé à la France, la bande d'arrêt d'urgence. Et finalement, les jours suivants, sur les petites routes, on a pratiqué comme les autochtones lorsque l'on voyait un paysage que l'on voulait immortaliser avec nos apn.

Nous avons été accueillis à Galway par le vent et par de violentes averses qui se déchaînaient pendant une dizaine de minutes pour redevenir de fines gouttes qui ne mouillaient presque plus. Je ne parlerai pas de poisse cette fois, mais de spécialité irlandaise.

Montage de différentes photos prises à Galway - Juillet 2009

Nous n'aurons pas vu grand chose de Galway et de ses environs immédiats, le temps n'étant guère propice aux balades, mais nous avons découvert l'hospitalité irlandaise.
Nous avons passé notre après-midi dans un pub de l'artère touristique principale : The Front Door. Installés en terrasse, nous y avons mangé une copieuse assiette, accompagnée de Guinness.

Une première dame irlandaise nous a sympathiquement fait la causette, assise à notre table, en attendant sa fille et son gendre partis faire des courses.

Puis, est arrivée June, avec dans ses bras un gros bouquet de lys et des sacs en papier contenant ses emplettes du jour. Nous entendant parler Français et en connaissant quelques mots, elle a initié la conversation et a eu à coeur, toute l'après-midi durant, de nous prouver l'hospitalité des Irlandais envers les étrangers. Nous avons bu plusieurs verres en sa compagnie ; elle, refusant qu'on paie à notre tour une tournée. Les auvents de la terrasse prenaient de plus en plus l'eau avec la pluie incessante. Nous avons alors accepté sa proposition d'entrer à l'intérieur du pub. Là, avec surprise, nous avons découvert un pub immense, avec une imbrication de salles de toutes tailles sur différents niveaux. Plus tard, sur le fameux guide, on lira que la capacité de ce pub est de 900 personnes, rien que ça ! June semblait comme chez elle, prenant son temps pour saluer l'un, embrasser l'autre... Nous l'avons suivie jusqu'à une petite terrasse ouverte (et dire qu'on se pensait aller au sec quand on a accepté d'entrer avec elle, lol), donnant sur les arrières-toits, avec des tabourets de bar, certains mouillés, certains épargnés par la pluie, avec pour fond sonore les cris des mouettes.
Et c'est dans ce décor atypique que nous avons parlé couture et broderie, avec un chéri qui s'est gentiment prêté à l'interprétariat, vu mon très faible niveau d'anglais. Moment mémorable !
L'heure tournait. 17h30 déjà. June souhaitait nous inviter chez elle, à quelques pas de là. Nous avons décliné ; en effet, lors de notre réservation de B&B, nous avions donné 18h pour notre heure d'arrivée. Nous avons fait un bout de chemin dans la rue avec elle. Elle à mon bras ou moi à son bras... Embrassade. Accolade. Une rencontre incroyable !

Le B&B se situe dans un quartier où toutes les maisons sont les mêmes. Après les lavabos sans mélangeurs (affreux à utiliser d'ailleurs), je relève à cette occasion une nouvelle différence d'avec la France : les maisons sont sans volets ! Incroyable ! Pendant tout notre séjour, j'ai cherché, en vain, une maison en présentant.

Pour s'ouvrir l'appétit, nous faisons une petite balade décoiffante sur la côte. C'est seulement à partir du lendemain que je prendrai l'habitude de ne plus sortir sans ma casquette en lin.
Puis, près du port. Les maisons y sont très colorées comme pour défier la grisaille du ciel.
Des bouées de sauvetage sont stockées régulièrement tout au bord de l'eau. Ce n'est pas spécifique à Galway. Partout, durant notre séjour, nous retrouverons ces bouées.

Pour clôturer cette première "vraie" journée irlandaise, nous nous offrons une petite folie gastronomique : un repas dans un restaurant. Pas de menus. Tout à la carte. C'est cher. Les jours suivants, nous préférerons les pubs pour nous restaurer.

Je vous prépare la suite... J'espère que le début vous plaît. ;o)
Les photos pourront être visionnées individuellement dans une galerie spécifique à l'Irlande une fois que j'aurai achevé le récit de notre séjour.

jeudi 30 juillet 2009

Vendredi 10 juillet - Jour du départ
Pessac >>> Dublin

Pas de photo de ce premier jour, si ce n'est une seule prise au terminal E22 de Roissy Charles de Gaulle où nous aurions dû embarquer à 15h35 pour Dublin. Mais c'était sans compter Madame La Poisse qui voulait, elle aussi, faire partie du voyage. Elle avait revêtu un impudent costume de bagage abandonné, entraînant la mise en place d'un cordon de sécurité.
Et là, les minutes s'égrènent... Lentement. Une à une. Deux. Trois. Cinq. Dix.
Et... B-O-U-M.
Finalement, ils l'ont fait exploser ce bagage abandonné qui n'était, en effet, qu'un bagage abandonné.
Les minutes s'égrènent de nouveau. Des vérifications. S'assurer que tout soit en ordre. Justement, l'ordre est donné de lever les blocages.
La foule contenue se déverse tel un raz-de-marée dans l'aéroport. Mieux vaut-il savoir courir ou marcher vite.
Pour marcher vite, on a marché vite.

Arrivés à la porte E22, on nous annonce que l'embarquement est terminé depuis quelques minutes déjà. Désappointement. Nous sommes cinq dans la même situation. Puis finalement, sept.
On nous laisse entendre qu'il y aura peut-être des absents sur le prochain vol. On est mis sur liste d'attente.

Le vol de 18h45 part... sans nous. Nous n'avons pas été les chanceux retenus pour combler les trois places qui se sont libérées.
Je bouillonne intérieurement. Les vacances commencent bien ! Je craque. Des larmes.
Les employés d'Air France nous expliquent qu'ils ne sont pas responsables de la gestion de la sécurité de l'aéroport, qu'ils ne peuvent retenir un vol pour des passagers enregistrés et bloqués par un bagage abandonné, d'autant plus quand on a une heure minimum pour effectuer une correspondance entre deux terminaux.
Comment ? Une heure minimum ? Ah bon ?! Nous, nous n'avions que 45 minutes à peine pour effectuer notre correspondance. Je sors mon billet. Les employés d'Air France sont étonnés, leur compagnie les aurait informés qu'en période estivale, il n'est pas vendu de billet avec correspondance de moins d'une heure, pour permettre que tout se passe bien avec l'affluence des grands départs.
Ah ?! La compagnie aérienne aurait-elle un peu, elle aussi, des torts dans notre départ raté ? Il semblerait.
On cherche des solutions à nous proposer.

Le vol de 21h10 est noté comme étant complet.
On nous propose alors un vol pour Shannon qui doit partir sous peu et dans lequel il reste de la place. Si, si ! Shannon, sur la côte Ouest, bien loin de Dublin. Super ! On nous explique que la compagnie prendra évidemment à sa charge notre transport, en bus ou en taxi, pour rejoindre Dublin dans la foulée. A la louche, on calcule que ça devrait faire environ trois heures de route, rien que ça. Solution guère tentante ; d'autant plus qu'on finit par comprendre qu'il n'y a plus assez de temps pour permettre à nos bagages d'être mis en soute et qu'ils ne voyageraient que dans le vol du lendemain matin. Mais c'est pas des vacances ça !!! Pour moi, en vacances, le minimum c'est d'avoir son petit confort avec des vêtements propres et des affaires de toilette. Evidemment, on a refusé cette option. Tssss !
On me propose d'aller m'assoir, de me détendre et qu'ils vont tenter de faire le nécessaire pour qu'on puisse partir ce soir, par le vol de 21h10. Et si ça ne devait pas pouvoir se faire, alors on passerait la nuit aux frais d'Air France dans un hôtel de la zone de l'aéroport.

Moyennant finances, la compagnie a finalement réussi à trouver deux personnes voulant bien céder leur place dans le vol de 21h10. On nous appelle au micro pour nous annoncer la bonne nouvelle ! Oué !
Et comme on a encore à patienter, on nous offre un repas dans l'une des petites cafét de l'aéroport. On le méritait bien !
B&B et agence de location de voiture prévenus de notre arrivée tardive.
On a posé le pied sur le sol de la République d'Irlande après 22 heures locales (au lieu des 17h prévues). Le temps de récupérer nos bagages et la voiture louée, puis de faire le trajet, on est arrivé au B&B vers 23h30.
Autant dire qu'on n'a pas eu envie de ressortir une fois arrivés.
Découverte de Dublin en soirée : à rayer du programme de cette première journée ! On a fait mieux : farniente à Roissy-Charles de Gaulle.

Je vous prépare la suite... Il y aura moins de blabla et plus de photos. ;o)

dimanche 19 juillet 2009

Je suis rentrée,
depuis quelques jours,
d'un merveilleux séjour en Irlande.

J'y ai découvert des endroits magnifiques,
sous la pluie,
mais aussi avec le soleil.
Et comme j'ai envie de partager avec vous
tous ces beaux paysages,
je prépare une nouvelle galerie photos.

mercredi 17 juin 2009

Ce week-end, nous étions invités chez une amie, collègue de travail, qui a emménagé l'année dernière dans une petite maison à la campagne.
J'étais bien décidée à lui préparer un petit quelque chose fait-main pour son chez-elle. Voilà environ un mois qu'on avait fixé la date.

Au départ, j'avais pensé lui faire un petit coussinet ou un petit panneau au point de croix, car je sais qu'elle apprécie et qu'elle a déjà brodé, même si cela fait un bon moment qu'elle n'a pas posé de petites croix sur une toile.
Les jours ont passé sans que j'aie l'inspiration... Je voyais la date se rapprocher, mais sans angoisse, car c'est bien souvent dans les derniers moments que le déclic se produit pour les cadeaux que j'ai à réaliser.

C'est chez la créatrice Anne Sutton, de Bunny Hill Designs, que l'évidence m'est apparue. Le bloc de juin (du BOM gratuit "A Tisket A Tasket", qu'elle organise pendant tout 2009, et disponible sur son blog) m'a complètement inspirée quand je l'ai découvert. De suite, j'ai pensé remplacer le mot "Garden" par "Bienvenue".

L'invitation était pour dimanche et c'est vendredi que je m'y suis mise. J'ai farfouillé dans mes tissus. Et là, ce ne fut pas facile. Tant de possibilités s'offraient à moi. Mais comment était son petit chez-elle en fait ? J'avais vu des photos à une époque... Mais c'était au moment des travaux. Je savais que ça avait bien changé depuis, mais de quelle façon ? Et dans quels coloris ?

Après deux jours de travail intensif (j'ai même fait les derniers points de couture à 3h du matin le dimanche, tout à la main, sans faire de bruit), le bloc de juin s'est transformé en un petit panneau de bienvenue.

Panneau de bienvenue avec le bloc de juin A Tisket A Tasket de Bunny Hill Designs

Comme chez Anne Sutton, l'oiseau s'est paré d'un ruban en vichy. Ruban dont j'ai décoré les attaches, pour accentuer le petit côté champêtre de la composition.

Panneau de bienvenue avec le bloc de juin A Tisket A Tasket de Bunny Hill Designs Panneau de bienvenue avec le bloc de juin A Tisket A Tasket de Bunny Hill Designs Panneau de bienvenue avec le bloc de juin A Tisket A Tasket de Bunny Hill Designs

Panneau de bienvenue avec le bloc de juin A Tisket A Tasket de Bunny Hill Designs

En découvrant le mignon intérieur de la maison de mon amie, j'ai été soulagée de voir qu'il y trouverait très facilement sa place et j'ai été très heureuse de lui avoir fait plaisir.

J'aime beaucoup les paniers qu'Anne Sutton propose depuis le mois de janvier 2009, il se pourrait bien que je les fasse pour moi aussi. Mais quand ? Ca, c'est une bonne question. ^^